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La garantie légale de conformité

La garantie légale de conformité protège l’acheteur lorsqu’un bien acheté auprès d’un professionnel ne correspond pas à ce qui était convenu lors de la vente.

En matière automobile, elle constitue un fondement distinct de la garantie des vices cachés et obéit à un régime spécifique prévu par le Code de la consommation.

La garantie légale de conformité est régie par les articles L.217-3 à L.217-20 du Code de la consommation.

L’article L.217-3 dispose que :

« Le vendeur délivre un bien conforme au contrat ainsi qu’aux critères énoncés à l’article L.217-5. Il répond des défauts de conformité existant au moment de la délivrance du bien. »

Elle s’applique exclusivement aux ventes conclues entre un professionnel et un consommateur.

          📌 Qu’est-ce qu’un défaut de conformité ?

Selon l’article L.217-5 du Code de la consommation, le bien est conforme au contrat s’il :

  • correspond à la description donnée par le vendeur ;

  • possède les qualités présentées à l’acheteur ;

  • est propre à l’usage habituellement attendu d’un bien semblable ;

  • présente les qualités qu’un consommateur peut légitimement attendre.

En matière automobile, peut constituer un défaut de conformité :

  • un véhicule présentant une panne importante peu après l’achat ;

  • un kilométrage inexact ;

  • une motorisation différente de celle convenue ;

  • un équipement annoncé mais absent ;

  • un dysfonctionnement rendant le véhicule impropre à un usage normal.

Le défaut doit exister au moment de la délivrance du véhicule.

          🔎 Présomption d’antériorité

L’article L.217-7 du Code de la consommation prévoit que les défauts apparaissant dans un délai de 24 mois à compter de la délivrance du bien sont présumés exister au moment de celle-ci (12 mois pour un bien d’occasion, sauf stipulation contraire portée à 24 mois).

Cette présomption dispense l’acheteur d’apporter la preuve de l’antériorité du défaut durant ce délai.

          🛠️ Les droits de l’acheteur

L’acheteur peut exiger la mise en conformité du bien (réparation ou son remplacement).  

Si la mise en conformité est impossible, disproportionnée ou non réalisée dans un délai raisonnable, l’acheteur peut, en vertu de l’article L.217-14, solliciter :

  • une réduction du prix ;

  • ou la résolution du contrat.

          ⏳ Délai pour agir

L’article L.217-3, alinéa 2, prévoit que l’action en garantie de conformité se prescrit par deux ans à compter de la délivrance du bien.

Il s’agit d’un délai distinct de celui applicable en matière de vices cachés (article 1648 du Code civil).

L’introduction d’une action doit intervenir dans ce délai, sous peine d’irrecevabilité.

          📌 Distinction avec la garantie des vices cachés

La garantie légale de conformité relève du Code de la consommation et ne concerne que les ventes professionnel/consommateur.

La garantie des vices cachés relève du Code civil (articles 1641 et suivants) et s’applique à toute vente, y compris entre particuliers.

Les deux actions peuvent, selon les circonstances, être envisagées de manière alternative.

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Le Cabinet analyse la situation contractuelle, la nature du défaut invoqué et le régime juridique applicable.

Il accompagne ses clients dans la mise en demeure du vendeur, l’organisation d’une expertise contradictoire et, si nécessaire, l’introduction d’une action judiciaire fondée sur les articles L.217-3 et suivants du Code de la consommation.

Une analyse rapide du dossier est essentielle afin de préserver les délais d’action et déterminerla stratégie la plus adaptée.